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10/16/2011

Différences entre les hommes et les femmes : P1


Sommaire du dossier :

Différences Hommes-Femmes


Le « politiquement correct» implique que vous êtes nécessairement courageux, naïf ou stupide si vous parlez de différences sexuelles, qu'elles concernent l'intelligence ou tout autre thème.

De nombreuses personnes souhaitent croire que les hommes et les femmes sont égaux non seulement en potentiel, mais aussi en aptitudes. 

Ils affirment que, même s'il existe de petites différences, elles ne devraient pas être étudiées ou expliquées en raison des tensions entre sexes que cela entraîne. « Ne vous y aventurez surtout pas », conseille-t-on aux psychologues.

Discuter des différences entre groupes d'êtres humains, y croire et essayer de les expliquer devient rapidement idéologique.

 Cela semble inévitablement associé avec des idées d'opposition génétique-environnement, ce qui est ensuite relié à des politiques de droite ou de gauche.

 Au cours du siècle passé, il y a eu des périodes pendant lesquelles ont émergé des conceptions fondées sur la « différence» ou sur la « non différence». L'expansion de l'environnementalisme et du féminisme à partir des années 1960 a perpétué l'idée que toute différence observable entre sexes était le résultat d'un processus de socialisation et d'apprentissage. Cependant, depuis les années 1990, le balancier est reparti dans l'autre sens, vers une perspective plus biologique et évolutionniste qui reconnaît et « explique» les différences sexuelles.

Sexe contre genre

Les psychologues ont établi une différence entre l'identité sexuelle (basée sur le sexe biologique), l'identité de genre (fondée sur la conscience du sexe), le rôle sexuel (attentes de la façon dont les personnes d'un sexe devraient se comporter) et le comportement culturellement sexué (comportements qu'une culture prescrit ou proscrit pour tel ou tel sexe).


Les différences au cours de l'existence
Il y a réellement des différences sexuelles reconnues à toutes les étapes de la vie.

Ainsi, dans la petite enfance, les garçons sont plus actifs et passent plus de temps éveillés; les filles sont physiquement plus développées et coordonnées, elles ont une préférence pour la main droite dès l'âge de cinq mois (pas les garçons) ; les filles ont une meilleure audition et vocalisent mieux, elles établissent plus le contact visuel et sont plus intéressées que les garçons par les stimuli sociaux et émotionnels; les garçons sont plus intéressés par les objets et par les systèmes.

Au cours de la période préscolaire, les garçons sont plus intéressés par les jeux de construction, les véhicules et les jeux proches de la bagarre, tandis que les filles préfèrent jouer à la poupée ou faire des activités artistiques et domestiques; elles sont plus sensibles et sédentaires; les garçons manifestent des centres d'intérêt plus restreints que les filles.

Le regroupement par genre (enfants de même sexe jouant en groupe) se manifeste chez les garçons et chez les filles.

Les groupes de garçons sont plus grands et plus marqués par des problèmes de dominance, tandis que les filles jouent plutôt à deux ou trois, partagent plus et sont davantage sensibles à la notion de justice.

Les filles ont un vocabulaire plus étendu, utilisent des constructions linguistiques plus complexes, articulent et lisent mieux.

 Les garçons sont moins communicatifs et utilisent le langage de façon instrumentale (pour obtenir ce qu'ils veulent).

 Les garçons sont, en moyenne, meilleurs en raisonnement mathématique, au lancer de fléchettes, à la rotation d'objets et à la découverte de figures géométriques dans des dessins complexes. Les filles sont meilleures pour se souvenir des objets déplacés, pour se rappeler d'histoires et pour les tâches de précision faisant appel à une bonne coordination motrice.

Les garçons disent généralement que leurs échecs sont dus à un manque d'effort, tandis que les filles les attribuent plus souvent à leur manque d'aptitudes.

Les filles sont plus attentives aux sentiments des autres et sont généralement meilleures pour « lire dans la pensée» d'autrui. Les garçons sont plus affectés par le deuil, la séparation, la dépression maternelle, etc., mais ont tendance à nier la sensation de perte et le chagrin. Bien entendu, il s'agit là de différences basées sur des moyennes, mais qui n'expliquent pas les différences individuelles.


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Différences entre les hommes et les femmes : P2



Sommaire du dossier :

Six conceptions relatives aux différences sexuelles de QI

Différences Hommes-Femmes


1. L’intelligence ne peut pas être mesurée précisément et il est donc difficile de prouver l'existence ou la non-existence de différences sexuelles.

Cette conception est très souvent exprimée, généralement par les éducateurs, les journalistes ou les hommes politiques qui sont opposés idéologiquement à l'évaluation.

2. Il n'y a pas du tout de différences pour une ou deux raisons.

Tout d'abord, il n'y a pas de bonne théorie évolutionniste ou environnementale ou de bonnes raisons qui permette de supposer qu'il y a de telles différences. Deuxièmement, les premiers tests étaient développés de telle façon qu'ils ne montraient pas de différence. Des sous-tests ont ensuite été ajoutés ou exclus de telle façon qu'aucun des sexes n'était avantagé ou désavantagé.

3. Il n'y a pas de différences moyennes entre les sexes, mais il y a des différences aux extrêmes.

 Ainsi, les hommes ont tendance à être surreprésentés aux extrêmes de la courbe en cloche de l'intelligence (voir le chapitre 17). Les personnes les plus intelligentes et les moins intelligentes sont les hommes, ce qui a pour effet que la moyenne entre sexes est identique mais que la distribution est plus large chez les hommes.

4. Il y a de nombreuses différences démontrables et reproductibles, dans une grande diversité d'aptitudes qui composent l'intelligence globale.

Elles se manifestent pour des raisons évolutionnistes.

5. Les différences sexuelles qui émergent ne sont pas réelles.

 Elles surviennent pour trois raisons. On enseigne l'humilité aux filles et la prétention démesurée aux garçons, et ce message social les conduit à aborder différemment les tests. Par ailleurs, on exige socialement moins d'intelligence de la part des filles (en particulier en ce qui concerne le choix d'untel partenaire), de telle manière qu'elles s'investissent moins dans les études et le développement de leurs compétences.

Enfin, les filles sont moins stables émotionnellement et leur anxiété se reflète dans leur performance aux tests.

Ainsi toutes les différences qui émergent ne reflètent pas une réalité sous-jacente.

6. Il y a de véritables différences entre les sexes, les garçons ayant un avantage de quatre à huit points de QI, qui devient notable après l'âge de quinze ans.

Avant l'adolescence, les filles ont un avantage. La différence entre sexes est la plus importante pour l'intelligence spatiale. La différence se retrouve dans la taille du cerveau entre hommes et femmes (corrigée en fonction de la taille du corps). De plus, cette différence « réelle» « explique» la supériorité masculine dans les arts, les affaires, l'éducation et la science. 


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Différences entre les hommes et les femmes : P3


 

 

Sommaire du dossier :

Différences Hommes-Femmes

 

 
Il y a une différence

 

 
Il y a ceux qui disent que la différence d'intelligence entre sexes est importante. Ils avancent généralement cinq arguments:

 
• des différences identiques sont observées au fil du temps, des cultures et des espèces (il est donc improbable qu'elles soient apprises) ;

 
• des différences spécifiques sont prévisibles sur la base de la spécialisation évolutionniste (guerre et chasse pour les hommes/cueillette et soins aux enfants pour les femmes) ;

 
• les différences cérébrales sont établies par les hormones sexuelles prénatales; plus tard, les hormones affectent les profils d'aptitude (par exemple, l'aptitude spatiale est inhibée par l'œstrogène, le traitement hormonal de substitution maintient la mémoire verbale) ;
• l'activité catégorisée par sexe apparaît avant la conscience du rôle de genre. À deux ans, les filles parlent mieux, tandis que les garçons sont meilleurs dans les tâches de construction. Ceci n'est pas appris;
• les effets environnementaux (par exemple, les attentes sociales, la formation par l'expérience) sont minimes. Ils peuvent augmenter (ou peut-être réduire) les différences.

 

 
Une origine génétique ou environnementale

 

 
Chromozomes
 

 

 
Ceux qui rejettent l'idée de différences sexuelles, acceptent cependant la possibilité de différences de genre, lesquelles, affirment-ils, sont totalement apprises.

 
 Ils déclarent que ces différences de genre sont apprises dans chaque culture et qu'il y a donc des différences culturelles notables. De plus, des modifications de la façon dont nous pensons au sujet de la culture conduit à des changements de différences de genre.

 
Dans la plupart des cultures, les garçons sont considérés comme étant instrumentaux (dans l'affirmation de soi, compétitifs, indépendants) et les femmes comme expressives (coopératives, sensibles, exprimant du soutien). Mais ce n'est pas le cas de toutes les cultures. L'argument est que certaines différences culturelles peuvent trouver leur origine dans des différences biologiques, mais que des facteurs sociaux ont surpassé ces dernières.

 
Les médias ont été accusés d'influencer fortement le développement du rôle de genre.

 

 
Au cours des trente/quarante dernières années, diverses théories relatives à l'origine des différences de genre ont été proposées.

 

 
La société

 

 

 
La théorie de l'apprentissage social affirme que les enfants apprennent un comportement de rôle sexuel approprié par trois modes d'apprentissage à des étapes majeures de leur vie: l'enseignement direct, l'imitation et l'apprentissage par observation.

 
La théorie du schéma de genre suggère que l'on apprend aux enfants à élaborer un ensemble bien net de croyances, d'idées ou de concepts appelés schémas relatifs au genre, qui les aident à interpréter le monde et à s'y comporter. Une personne peut être fortement masculine ou féminine ou les deux (androgyne) ou aucun des deux (indifférenciée) dans ses comportements de rôle.

 
On a longtemps pensé que l'androgynie était le « meilleur» ou « le plus sain» compromis.

 

 
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Les différents types d'intelligence : Partie 1

Intelligences multiples

Une ou multiples?

Une ou multiples? L'intelligence est-elle « une chose » ou est-elle composée d'intelligences différentes?

Depuis les années 1920, les psychologues ont parlé d'« intelligences sociales», qui concernent les compétences sociales plutôt que les compétences scolaires.


Les rassembleurs et les diviseurs

Les « rassembleurs» mettent l'accent sur le concept d'intelligence générale (caractérisée par le « facteur g ») tandis que les « diviseurs» affirment que l'intelligence est composée d'aptitudes spécifiques très différentes.

Les rassembleurs mettent en avant les données qui suggèrent que lorsque l'on donne à des individus un ensemble de différents tests d'aptitude (raisonnement verbal, intelligence spatiale, mémoire), les résultats sont fortement corrélés d'un test à l'autre.

En d'autres termes, les individus intelligents ont tendance à réussir tous ces tests; les individus moyens réussissent moyennement à l'ensemble des tests; enfin, les individus moins intelligents réussissent moins bien. Inversement, les diviseurs présentent de nombreux exemples d'individus qui possèdent de grandes compétences dans un domaine et de faibles aptitudes dans un autre.


Ce que mesurent les tests


Ceque mesurent les tests


Les tests de QI évaluent toutes sortes de dimensions: certains impliquent le raisonnement, d'autres la mémoire, certains la connaissance, d'autres l'application de règles.

Ils testent la connaissance des mots, des nombres et des formes, ta mémoire et l'explication des actions pratiques. Il s'agit donc de savoir quelle est la corrélation entre des résultats à différents tests passés par un très large échantillon de personnes. La réponse est plutôt en faveur des partisans de l'intelligence générale. Toutes les corrélations sont positives, avec une corrélation moyenne de 0,5, mais qui peut être de 0,8 pour certaines corrélations.

Ceci signifie que malgré une grande diversité de tests, les individus qui obtiennent de bons résultats à un test réussissent également bien les autres.

 Cependant, ces corrélations sont constatées auprès de vastes groupes et il est parfaitement possible d'avoir des individus qui sont moins réguliers, qui obtiennent de très hauts scores à certains tests mais de mauvais à d'autres tests. Deuxièmement, certains tests corrèlent plus avec certains autres tests qu'avec d'autres, ce qui forme des « grappes». Si les scores sur ces grappes sont corrélés, alors les scores sont encore plus élevés.

Ainsi, les individus qui passent les tests réussissent soit très bien à tous, soit moyennement, soit obtiennent de mauvais résultats à tous.

Les résultats mettent en évidence une aptitude mentale générale que l'on peut appeler intelligence ou aptitude cognitive. Ceci a été constaté dans plus de quatre cents études.


Intelligence fluide ou cristallisée


Intelligences


Les psychologues affirment que l'on peut mesurer cette aptitude à différents niveaux.
Le concept d'intelligences multiples s'est développé depuis que Howard Gardner (1983) a défini l'intelligence comme l'« aptitude à résoudre des problèmes  ou à créer des produits qui sont valorisés au sein d'une ou plusieurs cultures» et qu'il a identifié sept intelligences. Il a affirmé que les intelligences linguistique-verbale et logico-mathématiques sont nettement valorisées dans le contexte scolaire. L'intelligence linguistique implique la sensibilité au langage écrit et parlé, ainsi que l'aptitude à apprendre des langues. L'intelligence logico mathématique correspond à la capacité d'analyser logiquement les problèmes, à résoudre des problèmes mathématiques et à étudier scientifiquement des questions. Ces deux types d'intelligence sont les plus souvent évalués dans les tests d'intelligence.


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Les différents types d'intelligence : Partie 2

Sommaire du dossier :

Trois autres intelligences sont basées sur les arts



L'art


Trois autres intelligences sont basées sur les arts: l'intelligence musicale, qui concerne l'aptitude à jouer, composer et apprécier la musique; l'intelligence corporelle kinesthésique, qui est basée sur l'utilisation du corps pour résoudre des problèmes ou pour réaliser des produits; l'intelligence spatiale, qui est l'aptitude à reconnaître et manipuler des objets dans l'espace.

Il y a aussi deux intelligences personnelles: l'intelligence interpersonnelle, qui est la capacité à comprendre les intentions, motivations et désirs des autres personnes, et à travailler efficacement avec elles; l'intelligence intrapersonnelle, qui est la capacité à se comprendre soi-même et à utiliser cette information efficacement pour conduire son existence.


Trois intelligences supplémentaires


Les différentes intelligences



Dans un ouvrage ultérieur (L'Intelligence recadrée, 1999), Gardner définit l'intelligence comme un « potentiel bio-psychologique à traiter l'information qui peut être activé dans un contexte culturel, pour résoudre des problèmes ou créer des produits valorisés dans une culture».

Dans ce livre, il présente trois nouvelles intelligences potentielles.

Ii n'a cependant ajouté qu'une seule intelligence nouvelle, qu'il appelle l'intelligence naturaliste, qui est l'expertise dans la reconnaissance et la classification des nombreuses espèces de plantes et d'animaux présents dans l'environnement de la personne. C'est la capacité de reconnaître les membres d'un groupe, de les distinguer parmi d'autres membres d'une espèce, et de repérer les relations formelles ou informelles entre diverses espèces. Les deux autres formes sont l'intelligence spirituelle et l'intelligence existentielle, mais elles n'ont finalement pas été reconnues en tant que formes spécifiques d'intelligence.


L'intelligence pratique

Outils


Un autre modèle multidimensionnel est la « théorie triarchique de l'intelligence» de Robert Sternberg. Celui-ci affirme que l'intelligence humaine comprend trois facettes: composantielle, expérientielle et contextuelle.

La facette composantielle concerne la capacité d'une personne à apprendre de nouvelles choses, à penser de manière analytique et à résoudre des problèmes.

Cet aspect de l'intelligence se manifeste au travers d'une performance supérieure dans les tests standards d'intelligence, qui nécessitent une connaissance et une aptitude générales dans des domaines tels que l'arithmétique et le vocabulaire.

La facette expérientielle désigne l'aptitude d'une personne à combiner différentes expériences de manière unique et créative. Elle concerne la pensée originale et la créativité, dans les arts et les sciences. Enfin, la facette contextuelle désigne l'aptitude d'un individu à faire face aux aspects pratiques de son environnement et à s'adapter à des contextes nouveaux et changeants. Cet aspect de l'intelligence ressemble à ce que l'on appelle parfois la débrouillardise.

 L'enthousiasme pour de multiples intelligences a conduit à la prolifération de « découvertes» de nouvelles intelligences. Par exemple, l'« intelligence sexuelle» est censée concerner la sélection d'un(e) partenaire. Le problème est que l'on n'a pas démontré qu'il s'agit bien d'intelligences, distinctes de compétences apprises ou de facteurs de personnalité, et surtout que l'on n'a pas démontré qu'elles sont indépendantes les unes des autres.

De fait, les évaluations effectuées montrent que ces multiples intelligences sont corrélées entre elles, ce qui conforte la position des partisans de l'intelligence conçue comme une aptitude mentale générale.

Avez-vous besoin d'aptitudes spéciales pour réussir au travail?

La plupart des individus pensent que les intelligences cognitive ou émotionnelle sont suffisantes.


Réussir au travail


Cependant, certains psychologues ont découvert d'autres aptitudes particulières, qui font inévitablement l'objet de débats.

 Le QI politique est la capacité à acquérir des ressources en exerçant un pouvoir politique dans des situations où le niveau d'ambiguïté permet de façonner les attitudes et l'image personnelle.

 Le QI professionnel est la connaissance de la façon dont les choses sont faites par le biais de stratégies, de procédures, de processus de planification et d'audits. C'est la compréhension des règles formelles officielles de l'organisation et l'aptitude à faire les choses dans un contexte organisationnel particulier.

Le QI socio-culturel est la connaissance culturelle et l'aptitude à traduire ou à intégrer des signaux spécifiques relatifs à la culture. Cela concerne la reconnaissance et la compréhension des normes et des objectifs de l'entreprise.

Le QI de réseau concerne le management inter organisationnel et l'action collective au sein d'équipes de travail!.

Le QI organisationnel désigne la compréhension détaillée et exacte du mode de fonctionnement de l'organisation.

À nouveau, bien que cette idée soit très séduisante pour les consultants et les managers, il est fondamentalement erroné de qualifier ces aptitudes d'" intelligences ». Il serait plus pertinent de parler de " compétences» qui peuvent être apprises.

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10/13/2011

Devenir de plus en plus intelligent: Partie 2


Tout d'abord, on a proposé deux raisons pour lesquelles les scores de QI augmentaient, sans que le QI réel lui-même n'augmente:

 
Scores et QI réel

 

 
• au fil du temps, c'était des individus plus intelligents qui étaient testés;
• les individus réussissaient mieux aux tests parce qu'ils avaient plus l'habitude de passer des tests à l'école: les résultats n'étaient que l'effet de la pratique. D'autres auteurs ont affirmé que l'effet Flynn était réel. Et ils ont fait un parallèle avec la taille qui a effectivement augmenté au fil des générations.

 
Nous devenons plus grands, alors pourquoi ne deviendrions-nous pas plus intelligents?
Mais il n'y a pas de comptes rendus dans les écoles et les universités, dans les services de brevets ou les comités du prix Nobel d'une véritable démonstration d'une augmentation du QI au cours de cette période relativement courte. L'effet Flynn est un phénomène qui attend toujours son explication.

 

 

 
Ce que ces recherches ont certainement démontré est que les tests doivent être régulièrement restandardisés.
Ceci peut éviter de nombreuses fausses interprétations. Ainsi des individus peuvent être faussement catégorisés. Par exemple, on a supposé que les individus parviennent moins bien à résoudre des problèmes en vieillissant. Mais c'est en fait parce qu'on les a comparés avec des individus plus jeunes qu'eux. Si leurs résultats sont comparés avec ceux de personnes de la même classe d'âge mesurés cinquante ans plus tôt, il s'avère que les changements sont minimes.

 
L'effet Flynn suggère des causes environnementales plutôt que génétiques de changement de l'intelligence.

 
Bien qu'il soit parfaitement envisageable que les individus plus intelligents recherchent un environnement plus stimulant pour eux-mêmes et pour leurs enfants, ce qui augmente finalement leur QI, cela redonne de l'importance aux anciens arguments sur la génétique et l'environnement. Ainsi, pour que l'effet Flynn se manifeste, les effets environnementaux peuvent suivre deux voies. Un environnement enrichi et des efforts soutenus peuvent augmenter le niveau de QI. De même, dans un environnement appauvri et pollué, et avec des personnes peu intéressées par le développement personnel, l'effet opposé apparaît.

 
La fin de l'ascension?

 

 
Au sommet de son intelligence?

 

 

 
D'autres questions ont surgi car l'effet Flynn a commencé à diminuer: y a-t-il de nos jours un déclin de l'augmentation?

 
Ceci signifierait que la prochaine n'obtiendrait pas des scores plus élevés que la génération actuelle. En effet, le scepticisme grandit en raison de rapports provenant de divers pays montrant que les scores de QI déclinent; ou parce que des enseignants déclarent que leurs élèves ne deviennent pas plus intelligents, même s'ils obtiennent de meilleurs résultats scolaires.

 

 
Des données émergent donc pour montrer que même si l'effet Flynn a été une réalité, l'élévation non seulement s'est arrêtée, mais que c'est le processus inverse qui se produit. Certains affirment qu'il y a aujourd'hui de bonnes raisons de croire qu'il y a un déclin de l'intelligence de la population, plutôt qu'une augmentation. Le débat autour de l'effet Flynn (ou de L'effet Lynn, du nom de celui qui a mis en évidence le déclin récent) a alimenté les discussions populaires et universitaires sur la définition et la mesure de l'intelligence, surtout dans le cadre scolaire, mais également professionnel.

 

 
Les gouvernements, Les parents et les enseignants sont aussi intéressés par des techniques qui peuvent stimuler l'intelligence des enfants, de telle manière qu'ils puissent faire face dans l'existence.

 
Cela a aussi eu pour conséquence que les éditeurs de test d'aptitude examinent soigneusement leurs normes et qu'ils semblent tenus de participer au travail coûteux, mais essentiel, de « renormer » leurs tests.

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Devenir de plus en plus intelligent: Partie 1


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Les étudiants deviennent-ils de plus en plus intelligents?

Il semble que les notes scolaires et universitaires soient en augmentation constante dans de nombreux pays.

Ascension


Année après année, certains gouvernements se vantent de ces résultats, suggérant qu'ils sont dus à des facteurs tels qu'un meilleur enseignement et des investissements dans des équipements scolaires. Certains commentateurs affirment que cette situation est due au fait que les examens sont plus faciles qu'autrefois. Il se peut aussi que les étudiants travaillent plus dur et soient plus consciencieux. Ou se pourrait-il qu'ils deviennent vraiment plus intelligents ?

Quel est le niveau d'intelligence des membres de votre famille ?

 Imaginez qu'il y ait un test d'intelligence vraiment exact et juste.

Mesurer l'intelligence


Ce test garantit d'obtenir une mesure précise de votre véritable capacité intellectuelle. Comme tous les tests d'intelligence, il fournit un résultat sur une courbe en cloche, où 100 est la moyenne (voir le chapitre 17). Nous savons que 66 % de la population se situe entre 85 et 115 et 97 % se situe entre 70 et 130. Et vous êtes vraiment intelligent si vous obtenez un score de 135, car vous faites partie du top 1 % de la population. Pouvez-vous vous rappeler de votre propre score de QI ? Soyez honnête: non, sans vanité ni fausse humilité! Et celui de vos parents ? De vos grands-parents? De vos enfants ? Y a-t-il eu un changement des résultats au fil des générations? Les recherches dans ce domaine montrent que les gens croient que chaque génération semble gagner entre quatre et six points de QI. Ainsi vos parents sont/étaient plus intelligents que vos grands-parents, et vos enfants sont plus intelligents que vous. Nous constatons un saut de QI national tous les dix à quinze ans.

La découverte


Les découvertes



C'est peut-être ce que les individus croient, mais est-ce vrai?

James Flynn, un chercheur américain en sciences politiques travaillant en Nouvelle Zélande, a donné son nom à cet « effet ».  Il a constaté deux choses en analysant de célèbres manuels de tests de QI. L'une était que les normes décrivant des scores spécifiques pour différents groupes d'âge, de sexe et de groupe ethnique, changeaient fréquemment. L'autre était que les scores des mêmes groupes d'âge augmentaient d'année en année. Idée clé, les individus réussissaient mieux au fil du temps. Soit les tests étaient plus faciles, soit l'espèce humaine devenait plus intelligente, soit [es deux. Cela veut dire qu'un bon score en 1990 était un score remarquable en 1970, mais un score moyen en 2005.

La première chose fut de vérifier que cet effet était présent dans de nombreux pays et pour de nombreux tests.

 Les données issues de plus de vingt pays ont été examinées: États-Unis, Australie, Autriche, Belgique, Brésil, Grande-Bretagne, etc. De plus, l'effet était réel pour différents types de tests: des tests d'intelligence fluide ou de résolution de problèmes aussi bien que des tests de vocabulaire basés sur des connaissances ou des tests d'intelligence cristallisée. Une riche source de données était fournie par les armées qui ont mesuré le QI des appelés pour voir s'ils devaient devenir pilotes de chasse, sous-mariniers, cuisiniers ou officiers de police.

Les données montrent que le QI moyen de plusieurs milliers de jeunes hommes dans un même pays augmentait régulièrement au fil du temps.

Il semblait donc y avoir une démonstration impressionnante de « gains massifs de QI » comme l'avait affirmé Flynn. Mais la question centrale est alors devenue: pourquoi? Devenons-nous réellement plus intelligents? Ceci a bien entendu conduit à la question plus fondamentale de savoir si ces tests mesurent vraiment ['intelligence ou quelque chose lié à l'intelligence. Flynn n'a jamais remis en cause la fiabilité, la validité et l'utilité des tests de QI dans les univers scolaire et professionnel.

 

Tout ce qu'il faut savoir sur le QI

Tout ce qu'il faut savoir sur le QI

Le QI dans notre vie
« Un test d'intelligence montre parfois à un homme à quel point il aurait été intelligent s'il ne l'avait pas passé. » L. Peter, 1968


Certaines personnes sont considérées comme astucieuses, intelligentes, capables, vives d'esprit; d'autres comme ternes, ennuyeuses, stupides ou lentes. 

Les premières ont tendance à être analytiques et logiques: elles apprennent rapidement, se souviennent bien des choses et peuvent expliquer des sujets complexes. Les secondes sont à l'opposé. Les gens intelligents ont tendance à mieux réussir à l'école et au travail.


Quelques conceptions populaires

 Nombreux sont ceux qui sont sceptiques au sujet de l'utilisation de tests d'intelligence. Mais ont-ils raison? 

On pense que la personne intelligente sait bien résoudre les problèmes, raisonner clairement, penser logiquement et disposer de nombreuses connaissances, mais est aussi capable d’équilibrer les informations et de montrer de l’intelligence dans des contextes concrets ou scolaires.

L’individu moyen a tendance à minimiser les aptitudes analytiques, valorisant plutôt les manières peu conventionnelles de penser et d'agir. Par ailleurs, le sens esthétique, l'imagination, la curiosité et l'intuition entrent dans les théories populaires de l'intelligence, mais la plupart de ces éléments se situent au-delà de ce que mesurent les tests habituels de créativité.



La signification du QI



Qu'est-ce que le QI?



Sir Francis Galton a été le premier partisan des tests d'intelligence. Il semble avoir cru que l'intelligence était une aptitude unique générale, largement héritée, et qu'elle pouvait le mieux être mesurée en termes de vitesse de résolution de problèmes et d'autres processus mentaux proches. Bien que les experts ne s'accordent pas sur une définition exacte de l'intelligence, certains thèmes communs ressortent de leurs définitions: l'intelligence est l'aptitude à apprendre de l'expérience et à s'adapter à l’environnement.

De nombreuses études ont montré que les hommes donnent des auto-estimations de leur intelligence plus élevées que les femmes (aptitude cognitive), surtout en ce qui concerne les formes d'intelligence spatiale et mathématique, mais que c'est le contraire en ce qui concerne l'intelligence émotionnelle.  Cependant, les individus ne sont globalement pas très efficaces pour estimer leur véritable score, certains individus faisant plutôt preuve d'humilité, en sous-estimant leur capacité réelle, d'autres montrant plutôt une prétention excessive, en surestimant leur score.


L'histoire des tests de mesure de l'intelligence


Evolutions des tests de QI

En 1904, le ministre français de l'Éducation demande au psychologue Alfred Binet de mettre au point une méthode pour identifier les enfants qui auraient des difficultés à suivre les cours. Binet a élaboré un test destiné à mesurer l'aptitude d'une personne à raisonner. Il a créé des items de test en identifiant des questions auxquelles pouvaient répondre des enfants moyens de différents âges.


On posait d'abord à l'enfant des questions d'un niveau légèrement inférieur à son âge, puis des questions de difficulté croissante. Le test était arrêté lorsque l'enfant échouait à répondre à toutes les questions d'un niveau d'âge. Le test de Binet évaluait ainsi le niveau d'intelligence d'un enfant: l'enfant répondait correctement à toutes les questions d'un certain niveau, puis on ajoutait deux mois pour chaque réponse supplémentaire du niveau juste au-dessus. Ainsi, un enfant qui avait répondu correctement à toutes les questions du niveau de neuf ans et à trois questions du niveau supérieur était considéré comme ayant un âge mental de 9 ans et 6 mois.


 Le test de Binet a été introduit aux États-Unis par Lewis Terman. Au lieu de calculer l'âge mental comme l'avait fait Binet, Terman a utilisé une mesure appelée le quotient intellectuel (QI), qui s'obtenait en divisant l'âge mental par l'âge chronologique, puis en multipliant le résultat par 100. Ainsi, un enfant de huit ans ayant un âge mental de dix ans a un QI de 125 (10 divisé par 8 égale 1,25 ; 1,25 multiplié par 100 égale 125).

Cette manière de calculer le QI a été utilisée jusque vers 1960, moment où elle a été remplacée par une mesure appelée le QI de déviation, calculé en comparant le score d'une personne avec la répartition des scores obtenus par la population générale. Ceci montre où se situe une personne, comparativement aux autres du même âge et groupe (ethnique, religieux, national). Ainsi, avec le QI, nous savons que 66 % de la population se situe entre 85 et 115 et 97%) se situe entre 70 et 130. Il y a très peu de doués (au-dessus de 130) et de retardés (en dessous de 70). Les études montrent que la plupart des cadres ont un score supérieur à 120 tandis que la plupart des ouvriers non qualifiés ont un score situé entre 90 et 110.



Un résumé de ce que les psychologues pensent de l'intelligence

La publication d'un livre très polémique sur l'intelligence (The Bell Curve, de Richard J. Herrnstein et Charles Murray)  bien que n'étant pas nécessairement bien informé a conduit plus de cinquante experts dans le monde à formuler ce qu'ils estiment être une déclaration claire de ce que les psychologues pensent de l'intelligence.


Importance pratique 

• Le QI est fortement lié à de multiples résultats éducatifs, professionnels, économiques et sociaux et est très élevé dans certains domaines de la vie (éducation, entraînement militaire), modéré dans d'autres (compétence sociale) et modeste dans d'autres (respect de la loi).

• Quel que soit ce que mesurent les tests de QI, cela est de grande importance pratique et sociale.

• Un QI élevé est un avantage dans l'existence car pratiquement toutes les activités nécessitent du raisonnement et de la décision. Rien ne conduit automatiquement à l'échec dans la vie, mais les chances de succès dans notre société sont plus importantes avec un QI plus élevé.

• Plus une personne a un QI élevé, plus son travail est complexe (original, changeant, imprévisible ou à multiples les facettes).

• supérieur à 120 tandis que la plupart des ouvriers non qualifiés ont un score situé entre 90 et 110.

• Un résumé de ce que les psychologues pensent de l'intelligence La publication d'un livre très polémique sur l'intelligence (The Bell Curve, de Richard J. Herrnstein et Charles Murray) -bien que n'étant pas nécessairement bien informé -a conduit plus de cinquante experts dans le monde à formuler ce qu'ils estiment être une déclaration claire de ce que les psychologues pensent de l'intelligence.


La signification et la mesure de l'intelligence

Mesurer l'intelligence


• L'intelligence est une aptitude mentale générale qui implique la capacité à raisonner, planifier, résoudre des problèmes, penser de manière abstraite, comprendre des idées complexes, apprendre rapidement et apprendre à partir de l'expérience.

• La répartition des individus le long d'un continuum de QI, depuis bas jusqu'à élevé, peut être illustrée correctement par la courbe en cloche (appelée aussi courbe de Gauss).

Les processus mentaux sous-tendant l'intelligence sont encore mal connus.


Les implications pour la politique sociale

Les résultats des recherches ne dictent ni n'excluent une politique sociale particulière.

A voir aussi : 
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