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10/13/2011

Le travail et les émotions

Les émotions au travail


Beaucoup d'emplois exigent un travail physique et mental, mais certains requièrent un travail émotionnel

Les personnels dans les emplois de service doivent exprimer des émotions qu'ils ne ressentent pas nécessairement.

Ils doivent sourire, être positifs, apparaître relaxés quoi qu'ils vivent. On appelle cela « agir en surface ». Dans certains emplois, vous devez presque toujours ressentir vraiment les émotions que vous exprimez. Ceci est appelé « agir en profondeur ». Certains consommateurs peuvent repérer l'expression fausse des émotions, de telle façon que vous devez apprendre le « sourire intérieur-extérieur ».

Certains professionnels des services dont les émotions sont contrôlées par leur employeur se sentent dissociés de leurs véritables émotions.

Ces émotions consistent à montrer de la patience, de la chaleur et de la curiosité, tout en éliminant l'ennui, la frustration et la colère. Un moyen d'y parvenir consiste à utiliser des « scripts ». Les membres d'une équipe de service sont encouragés à agir: apprendre leur texte, décrire un caractère. Ceci leur enseigne l'émotion appropriée. Tous les individus qui occupent des emplois de service ont besoin de refuge, de « coulisses », une cuisine, voire des toilettes. Ici, ils peuvent être eux-mêmes, décompresser, réagir de la façon dont ils le feraient naturellement.

Derrière la scène, ils peuvent se moquer des consommateurs difficiles, prendre du recul et se réjouir de la solidarité des opprimés. Les temps de pause sont l'occasion d'exprimer son vrai soi, d'enlever le masque, de retrouver un sentiment de valeur personnelle et de se libérer quelque temps du travail émotionnel.

Pour en savoir plus :

Les émotions au travail
Test : savez-vous gérer vos émotions au travail ?

L’intelligence émotionnelle : Partie 1

 
Sommaire du dossier :
Intelligence emotionnelle

 
« L'intelligence émotionnelle est un cadre pour catégoriser des aptitudes liées à la compréhension, la gestion et l'utilisation des émotions. »

 
P. Salovey et J. Mayer, 1994

 
L'expression « intelligence émotionnelle»

 
L'expression « intelligence émotionnelle» remonte à plus de quarante ans, mais plus particulièrement à un article important de 1990 et au livre grand public de Daniel Goleman, L'Intelligence émotionnelle (1995). Elle a engendré une immense industrie, surtout auprès des personnes intéressées par le succès professionnel.

 
 De nombreux ouvrages utilisent des affirmations radicales, par exemple, que l'aptitude cognitive ou l'intelligence scolaire traditionnelle ne contribue que pour environ 20 % au succès général dans la vie (scolaire, personnelle et professionnelle) tandis que les 80% restants sont directement attribuables à l'intelligence émotionnelle.

 
Les composantes de l'intelligence émotionnelle

 
Il n'y a pas d'accord sur les caractéristiques, les facteurs et Tes compétences qui constituent l'intelligence émotionnelle.

 
Il y a de plus en plus de tests et de livres publiés, mais cela aggrave la situation au lieu de l'améliorer. La plupart des théories, mais pas toutes, comportent des idées sur la conscience et la régulation émotionnelles.

 
 Une question centrale non résolue est de savoir quelles sont les facettes ou composantes de l'intelligence émotionnelle. Les premiers modèles distinguaient entre la perception, l'évaluation et l'expression de l'émotion en soi et chez les autres; l'utilisation des émotions pour faciliter la pensée ; l'utilisation de la connaissance émotionnelle pour comprendre et analyser les émotions; la régulation des émotions pour faciliter la croissance personnelle.

 
Certains auteurs parlent d'alphabétisation émotionnelle (connaissance et compréhension de ses propres émotions et de leur fonctionnement), de bonne santé émotionnelle (solidité et flexibilité émotionnelles), de profondeur émotionnelle (croissance et intensité émotionnelles) et d'alchimie émotionnelle (usage des émotions pour découvrir des occasions créatrices). D'autres divisent l'intelligence émotionnelle en facteurs tels que la conscience de soi, l'autorégulation, la motivation personnelle, l'empathie et les compétences sociales. Une conception plus populaire présente quinze composantes.

 
Ces facettes peuvent être rassemblées en quatre facteurs liés mais indépendants appelés bien-être, compétences de contrôle de soi, compétences émotionnelles et compétences sociales.

 
  

Aussi sur le net:

L’intelligence émotionnelle : Partie 2

Sommaire du dossier :

Intelligence émotionnelle

Comment mesurer l'intelligence émotionnelle


Quotient émotionnel

L'intelligence émotionnelle est souvent mesurée grâce au quotient d'intelligence émotionnelle (QE). Les psychométriciens distinguent entre les mesures de performance maximale (comme pour les tests de QI : réponses exactes ou fausses) et les mesures de réponse typique (comme pour les questionnaires de personnalité: réponses de préférence), avec d'importantes conséquences. Les mesures de compte rendu personnel conduisent à l'idée que l'intelligence est essentiellement un trait de personnalité (efficacité personnelle émotionnelle), tandis que les mesures de potentiel de performance maximale conduisent à l'idée que l'intelligence émotionnelle est une aptitude cognitive (aptitude cognitive-émotionnelle).


Beaucoup contestent l'aspect plus fondamental selon lequel l'intelligence émotionnelle puisse être mesurée par des tests d'aptitude cognitive.

Selon eux, les concepts d'intelligence émotionnelle, telle que la régulation émotionnelle, ne peuvent jamais être correctement mesurés par un test d'aptitude objective en raison de la nature subjective de l'expérience émotionnelle. Certains affirment que l'intelligence émotionnelle en tant que trait de personnalité comporte des tendances comportementales et des aptitudes perçues par la personne elle-même, contrairement aux aptitudes cognitives, et entre dans le domaine de la personnalité. En revanche, l'intelligence émotionnelle en tant qu'aptitude appartient prioritairement au domaine de l'aptitude cognitive.

Il y a plus d'une douzaine de tests d'intelligence émotionnelle en tant que trait de personnalité.

D'un autre côté, il y a ceux qui considèrent l'intelligence émotionnelle comme une « véritable» intelligence ou aptitude qui doit être mesurée en tant que telle.

La mesure la plus connue est le MSCEIT, qui mesure quatre facteurs: la perception et l'identification des émotions (aptitude à reconnaître ce que nous ressentons ainsi que ceux qui nous entourent) ; l'utilisation des émotions pour faciliter la pensée (aptitude à produire une émotion, puis à raisonner à partir d'elle) ; la compréhension des émotions (aptitude à comprendre les émotions complexes et les « chaînes» émotionnelles et la façon dont les émotions évoluent) ; enfin, la gestion des émotions (aptitude à gérer les émotions en nous et chez autrui).

Le MSCEIT demande aux sujets de :

• identifier les émotions exprimées sur un visage;
• produire une humeur et résoudre des problèmes avec cette humeur ;
• définir les causes de diverses émotions;
• comprendre la progression des émotions;
• déterminer comment inclure au mieux les émotions dans notre pensée, dans des situations qui impliquent nous-mêmes ou d'autres personnes.

Il y a donc deux manières très différentes de mesurer l'intelligence émotionnelle.
L'une ressemble à un test de personnalité et considère donc l'intelligence émotionnelle comme un trait de personnalité. L'autre est plus un test d'aptitude.

Les mesures de trait de personnalité sont bien plus faciles et bien moins coûteuses à administrer. Mais la véritable question est de savoir lesquelles sont les plus exactes et fiables. Des études ont montré que les scores provenant des deux tests sont modestement corrélés positivement. Au cœur du débat réside la question de savoir si l'intelligence émotionnelle est seulement un trait de personnalité ou une véritable part de l'intelligence.

« L'intelligence émotionnelle: élément central longtemps négligé de l'aptitude mentale ou idée confuse et éphémère massivement commercialisée ?» A. Furnbam, 2001

Aussi sur le net:

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